les abeilles en voie de disparition

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Les abeilles sont en voix de disparition, pourquoi, quel sont les risques et que pouvons-nous faire pour les aider?

Le miel est un aliment riche, plein de vertu. En cuisine il est très apprécié, que ce soit en pâtisserie, avec des viandes ou même du fromage. Mais bientôt on pourrait ne plus en avoir. Mais c’est un détail comparé à l’impact qu’aurait la disparition de celle qui le fabrique, je veux parler des abeilles bien sûr.

Depuis les années 1990, le nombre d’abeilles ne cesse de chuter, on constate de plus en plus de syndromes d’effondrement de ruche. L’impact que pourrait avoir leur disparation serait désastreux.

De nombreux suspects

Plusieurs facteurs néfastes tels que le Varois (un acarien qui ressemble à une tique) et qui suce le sang des abeilles, un virus de la grippe ou encore le champignon nosema (qui ce développe dans l’intestin des abeilles) ont été montré du doigt. Mais ces facteurs ne seraient au final qu’une conséquence de l’affaiblissement des abeilles, pas la cause.

Alors, les chercheurs se tournent vers le produit chimique.

Été 1997, le Gaucho et le Régent  qui sont des insecticides, sont pointé du doigt. Ils sont mis en relation dans l’effondrement de ruche à proximité de champ utilisant ces pesticides. La pulvérisation de ces produits au petit matin serait un poison mortel pour les petites butineuses. Tôt le matin elles sortent récolter la rosée qui s’est déposée sur les plantes. Mais l’eau est gorgée du produit mortel qui vient d’être rependu. Allant de quelques heures à plusieurs mois après, des ruches entières s’effondre ne laissant aucune survivante.

Le Gaucho et le Régent on finit par être interdit en France sur certaines cultures en 2006. Mais ils sont vite remplacé par leur cousin le cruiser qui à sont tour est interdit en Allemagne en 2008 puis en France en 2012. L’OGM Monsanto 810, un maïs qui produit lui-même sont insecticide, sera lui bloqué en France en 2008, puis interdit en 2014.Toujours pour leur risque avéré sur l’écosystème et notamment les abeilles. Ce qui n’aurait pas empêché entre temps les pertes importe des apiculteurs.

Les firmes, telles que Bayer Monsanto, réfutent l’impacte que pourrait avoir les différents pesticides sur les abeilles.

Toujours selon ces compagnies, les insecticides détruisent toute trace de vie dans les champs, mais épargneraient les Abeilles.

En effet la présence de molécule de pesticide n’est pas forcément découverte dans le cadavre des abeilles. Mais les insecticides systémiques ont des effets sur la durée (jusqu’à 6 mois après traitement). Les butineuses qui sont infectées sur le coup, mais qui ne meurent pas immédiatement, subissent les conséquences bien plus tard. Ce qui laisse le temps aux molécules de disparaitre.

Certains pesticides n’attaquent effectivement pas les adultes. Mais le pollen qui est empoisonné tue directement les larves lorsqu’il est ramené à la ruche.

Les mélanges de pesticide sont bien interdits par les firmes, car dangereux. Mais  l’agriculteur crée ces mélanges malgré lui. Les pesticides persistants restent d’une année sur l’autre. Le premier produit qui a été pulvérisé laisse des traces, dans le sol, sur les végétaux. Lors d’un épandage différent, les deux produits rentreront en contact. Le mélange se fait donc sur le sol et dans la nature.

Plus de 66,600 tonnes de fongicide, insecticide et herbicide sont utilisés en France chaque année dans les cultures. Cela représente plus de 2 kilos de pesticides chaque seconde.

Mais qui pourrait prouver la toxicité des pesticides ?

Beaucoup de scientifiques ont leur étude financée par les laboratoires, firmes et lobbies. Entre conflits d’intérêts et pressions, ils finissent par édulcorer leur propos concernant les risques des produits phytosanitaires.

Les indépendants ont moins d’argent, mais plus de liberté, ce qui leur permet de mettre en avant des études qui mette en cause la toxicité des pesticides sur l’environnement.

Les abeilles alliées de la vie avant tout, mais aussi de l’économie.

L’INRA a déclaré que 80% des végétaux viendraient à disparaitre s’il n’y avait plus d’insecte pollinisateur. Même d’un point de vue économique, la disparition des abeilles couterait très cher. L’agriculture mondiale perdrait 153 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Si elles venaient à disparaitre totalement, il faudrait payer de gens ou fabriquer des machines pour faire leur travail. Comme pour la vanille, qui se pollinise à la main, d’où son prix élevé. Le commerce de la viande subira également un impact, car la nourriture d’élevage viendra à manquer.

Une ruche de 60 mille abeilles féconde 35 millions de fleurs par jour.

La monoculture intensive ne donne pas de variété de fleurs. Les bleuets et coquelicots ont disparu de nos champs. S’il n’y a plus de fleur à butiner, les abeilles n’ont plus à manger.

La consommation de miel est importante (la France doit importer pour répondre à la demande). Pour compléter leur alimentation devenue pauvre, les abeilles sont nourries au pain de protéine, au sirop de sucre ou à la mélasse de maïs. Et ceux-ci contiennent parfois des substances chimiques et ont un apport nutritif pauvre comparé à celui du miel.

Les rôles s’inversent.

Les ruches sont aujourd’hui déplacées régulièrement pour polliniser différend vergé, champ. Avant les apiculteurs payèrent pour pouvoir faire profiter à leurs abeilles des fleurs d’un verger. Aujourd’hui, avec la perte des abeilles sauvage, c’est l’inverse. Ce sont les agriculteurs qui payent les apiculteurs pour vernirent déposer leur ruche, pour que leurs plantes puissent être pollinisé et créer des fruits.

Mais les abeilles permettent également de rendre la nature plus forte.

Le brasage des gènes et des végétaux  qui s’effectue avec la colonisation permet au vivant d’évoluer et d’être robuste. Si ce métissage ne s’effectue plus, les végétaux deviendront plus faibles et seront plus exposés aux maladies et aux parasites.

Le petit lien Wiki : effondrement des colonies

Comment aider les abeilles ?

Alors comment pouvons-nous aider ces petites créatures ? Il y a différente façon, accessible à tous.

Si vous avez la chance de posséder un jardin, évitez d’utiliser des produits chimiques (pesticides, engrais). Il existe plein d’astuces pour protéger sont jardin naturellement, jetez un œil ici, c’est meilleur pour la santé de chacun et c’est moins cher.

Vous pouvez également laisser un petit coin de votre jardin s’épanouir naturellement. Sans le tondre ni le traiter. La flore sauvage sera un endroit idéal pour les pollinisateurs.

Toujours si vous possédez un jardin, vous pouvez construire ou acheter de petits abris pour les abeilles solitaires. Et oui les abeilles ne vivent pas toutes en colonie comme nous le voyons avec les abeilles domestiques. Une bonne partie d’entre elles vive seule et il leur faut un abri pour l’hiver. Alors si vous placer près du sol et d’une zone fleurit un nid pour abeille solitaire, elles se feront une joie de venir s’y réfugier. Vous pouvez en créer simplement à l’aide d’un morceau de bois troué, mais pas percé, ou bien avec des petits fagots de roseau dont une extrémité est boucher, ou encor une boite de conserve remplit de terre tassée dans lequel on aura ensuite créé des trous.

Que vous ailliez un jardin ou des jardinières, vous pouvez opter pour des espèces mellifères, comme le Souci ou le coquelicot. Ces fleurs leur offrent une alimentation riche et variée.

Si vous êtes friand de miel, privilégier des apiculteurs locaux qui travaillent en respectant la nature.

Les abeilles souffrent donc du manque de diversité et des pesticides. N’oublions pas notre rapport avec la nature et portons leurs secours.

 

 

Sources :

Legifrance

actu-environnement

abeille sentinelle

consoblog

planetoscope

madeinabeille

Wikipédia : Liste de plante mellifère

 

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