Aquaponie

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aquaponie

L’aquaponie quel drôle de mot. Ce terme qui pourrait faire croire à un sport aquatique avec des herbivores n’est autre qu’un art ancestral. Nous allons voir pourquoi cette pratique pourrait devenir un nouvel atout.

Qu’est ce que l’aquaponie ?

L’aquaponie est un art qui consiste à recréer un équilibre naturel entre les plantes et les poissons dans un espace dédier à produire de la nourriture. Plus exactement c’est un mélange entre l’hydroponie (la culture des plantes hors-sol, dans de l’eau) et l’aquaculture (l’élevage de poissons).

Peux rependue et peu connue l’aquaponie attire aujourd’hui l’attention.

Les capacités de production qu’offre cette technique, tout en respectant l’environnement, sont très inintéressantes. Avec les technologies actuelles, cette méthode propose de réelles solutions. Mais commençons par le début, d’où vient donc cette fameuse technique ?

Cet art existe depuis des siècles et il trouve son origine bien loin de chez nous, durant la période précolombienne.

Les Aztèques et les Nahuas avaient bien compris l’équilibre présent entre les plantes et la faune aquatique. Ils créèrent les Chinampa. Ce mot est d’origine nahuati et peut être traduit par « jardin flottant ».

Les chinampas sont une suite de canaux qui forme un réseau. L’eau est parsemée d’îles artificielles, généralement rectangulaires.

Le principe est simple : l’eau prolifère de poissons, les déjections des animaux se mélangent à la boue du fond et donnent une matière très riche pour les plantes. Les cultivateurs récupèrent et déposent cette boue sur les îles artificielles où ont été plantés des cultures et des arbres. Ses derniers sont là pour éviter une trop forte érosion et protéger les plantes du soleil. Cette boue riche en nutriment nourrit les plantes qui donnent leurs fruits. Les feuilles des arbres tombent dans l’eau et nourrissent les poissons. La boucle est bouclée. De plus la présence constante de l’eau permet aux plantes de pouvoir s’hydrater en permanence en pompant par capillarité.

Cette méthode a permis de subvenir au besoin alimentaire de nombreuses villes, dont la grande capitale de l’époque, Tenochitlan. Les chinampas permettaient à cette ville de produire la moitié de ces besoins en nourriture. Et ce n’était pas un petit village de campagne puisque, selon les estimations des archéologues, elle comptait près de 200 000 habitants.

Les Aztèques et les Nahuas n’étaient pas les seuls à pratiquer l’aquaponie.

En Chine, il y a plus de 2500 ans, on a retrouvé des traces de polyculture riz-poisson. Le système est une ancienne tradition des régions du nord Kerian, Perak et de la Malaisie péninsulaire. La méthode est des plus simple : au début de la croissance du riz, des poissons sont capturés et placés dans les rizières. Ils grandissent avec la céréale en la protégeant des insectes qui leur servent de nourriture. Ils alimentent ensuite les plantes en nutriment par leurs déjections. En retour la plante offre une cachette aux poissons, afin qu’ils évitent les prédateurs, et filtre l’eau des bassins. Lors de la récolte du riz, les poissons sont capturés est serve eu aussi d’aliment. Une fois de plus l’équilibre est maintenu naturellement.

Cette pratique continue d’être utilisée dans certaines régions du globe, mais ces derniers temps elle fait l’objet d’un réel engouement.

Les technologies actuelles permettent à l’aquaponie de devenir un système plus accessible. Pour un coup faible, il offre une abondance de nourriture tout en respectant la nature.

Son premier atout : il peut être installé chez de nombreux particulier. Un balcon, une terrasse un jardin suffisent. Le système est adaptatif et peut être agencé dans différentes configurations.

Cela permet de réduire considérablement l’impact des transports à énergie fossile tels que les camions, les bateaux ou encore les avions. La nourriture vient du jardin, une fois de plus le circuit court est toujours le plus intéressant.

Et pour ceux qui n’ont pas d’extérieur, nous pourrions imaginer des supermarchés où les toits serviraient d’espace pour l’aquaponie et juste en dessus les produits frais seraient vendus. Nous n’y sommes pas encore, mais nous pouvons tout de même garder espoir, car la pratique se diversifie.

Des communautés ce créer et s’entre aide pour prêter main-forte à tous ceux qui le souhaite à installer leur propre système. Des fermes aquaponiques voient également le jour dans différentes parties de la France.

Autre avantage, les légumes peuvent pousser jusqu’à trois fois plus vite que dans un jardin classique. L’eau est oxygénée et riche en nutriment, ce qui booste les plantes naturellement.

Tout engrais ou pesticide est inutile.

Les nutriments fournis par les poissons sont suffisamment riches, et la culture hors-sol protège les plantes d’un bon nombre d’insecte. Un apport de produit chimique aurait seulement pour effet de détruire le cycle en empoisonnant les plantes ou les poissons.

Le coup de la mise en place d’un système aquaponique peu varié selon ça taille, mais le coût de l’entretien est minime.

Comme aucun apport n’est nécessaire, hors mi la nourriture pour poisson, il vous sera seulement demandé quelque minute de votre temps.

Une maintenance accessible et facile : environ 15 minutes par jour, 30 minutes par semaine et 2h à 3h par mois.

La technique consomme jusqu’à 90 % d’eau en moins qu’une culture traditionnelle. L’eau tourne en circuit fermé et est constamment recyclée par les plantes. Une petite partie de celle-ci s’en va par évaporation.

Des économies sont faites. La nourriture est à porté de main, pas besoins de prendre le vélo ou la voiture, et pas besoins de sortir la carte de crédit. Les légumes et le poisson sont là juste à côté de la maison.

L’aquaponie a donc un avenir promoteur.

On en trouve encore peu en France, mais elles fleurissent un peu partout dans le monde : États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne, Émirats arabes unis, Asie… Certes nous n’avons pas encore suffisamment de recul pour constater ces bienfaits à long terme. Mais c’est en expérimentant que nous saurons constater si cette méthode ancestrale modernisée pourrait redevenir une forte source d’alimentation, propre et respectueuse de l’environnement.

Pour celles et ceux qui seraient intéressés, vous trouverez un grand nombre de site et de blog qui donnent plus de détail sur cette pratique. Certains détaillent même les étapes à suivre et fournissent des conseils pour réaliser son propre système.

Sources:

L’aquaponie par ceux qui en mangent tous les jours – aquaponie.net

Systèmes riz-poisson – fao.org

Chinampa – wikipedia.org

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