Bûche de Noël choco-noisette pour enfant

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buche

La petite histoire :

La bûche de Noël trouve ses origines dans la religion païenne en l’Europe.

Bien avant le christianisme, les cultes polythéistes étaient bien ancrés dans la civilisation. Il y avait bon nombre de pratiques, parfois localisées sur des pays entiers et parfois seulement sur des régions, comme le Cacho Fio en Provence.

Durant ces fêtes païennes, on célébrait le solstice d’hiver. Pour ce faire, les villageois se procuraient une grosse bûche qui devait se consumer très lentement dans l’âtre.

Cette bûche était traditionnellement prélevée sur le tronc d’un arbre fruitier. Cette pratique avait pour but de favoriser une bonne récolte dans l’année à venir.

Les cendres et le charbon étaient conservés pour être utilisés dans la composition de certains remèdes et dans diverses pratiques visant à protéger la famille, les animaux et les plantes.

Le charbon pouvait être placé dans l’étable pour protéger les animaux des maladies.

Dans certaines régions on plaçait même des morceaux de cette bûche dans les cercueils pour porter chance au défunt dans l’au-delà. Les cendres étaient mélangées à de l’eau et bues par les humains, ou bien elles étaient répandues dans les champs pour fertiliser le sol. On conservait également certains fragments de la bûche pour allumer la prochaine l’année suivante, dans une symbolique de cycle de la vie.

La bûche qui se consume le plus longtemps avait pour symbole d’encourager le soleil à briller de nouveau. Ce feu les emmenait vers la lumière de la nouvelle année. Cette bûche devait être entretenue nuit et jour, pendant des périodes pouvant aller de trois à douze jours selon le culte. Si par malheur celle-ci ne voulait pas brûler ou si elle se consumait trop rapidement, c’était un mauvais présage.

La bûchette était bénie et dans certaines régions arrosées avec du vin, du sel, du miel, de l’huile ou du lait en fonction de la bonne récolte qui était souhaitée.

Par la suite, le christianisme s’est répandu en s’appropriant les fêtes païennes et en les modifiant parfois.

Mais cette tradition a perduré pendant des années mêmes après l’arrivée du christianisme, jusqu’au dix-neuvième siècle. C’est seulement avec la disparition des cheminées qu’on ne pouvait plus apporter de grosses bûches dans les maisons et que cette tradition a disparu.

Ce n’est donc qu’au dix-neuvième siècle que la bûche devient une pâtisserie.

On ne sait pas très bien qui est le véritable inventeur de ce gâteau. Ce pourrait être un apprenti pâtissier parisien du quartier de Saint-Germain-des-Prés qui aurait eu l’idée vers 1834. D’autres affirment que ce serait à Lyon dans les années 1860 que Stéphane Bonnat en aurait été l’inventeur. Une autre piste mènerait vers Pierre Lacam, le glacier pâtissier du Prince Charles III de Monaco vers 1898. Dans son mémorial on retrouve une recette de bûche de Noël fourrée à la glace.

Qui que soit son inventeur, c’est bien dans les années 1830-1890 qu’elle fit son apparition en France. Elle fut rapidement adoptée et son engouement lui permit de se retrouver sur les tables des pays francophones durant le réveillon. Aujourd’hui elle est bien connue d’une grande partie du monde : on la retrouve même aux États-Unis, au Canada et en Chine.

 

Recette : pour 4 personnes

  • 45 boudoirs
  • ½ mesure de sucre roux (90g)
  • 1 mesure bien tassée de beurre doux (200g)
  • 4 œufs
  • 1 cuillère de cacao en poudre (amer ou sucré, selon les goûts)
  • 1 mesure de noisettes en poudre (180g)
  • 1 plaquette et demie de chocolat noir à pâtisserie (300g)
  • 1 moule à gâteau (de la forme de votre choix)

Pour la décoration

  • 1 cuillère à soupe de sucre glace
  • 3 ou 4 feuilles de menthe fraîche
  • 5 noisettes entières
  • 6 extrémités de boudoir (prélevée sur les 45 boudoirs)

Récupérer 6 extrémités de boudoir et les mettre de côté bien emballées dans un sac ou dans une boite pour ne pas qu’elles durcissent (elles serviront pour faire des champignons). Prendre le reste des boudoirs et les réduire en poudre avec les mains dans un grand saladier. Concasser grossièrement la moitié d’une plaquette de chocolat noir (100g) et l’ajouter au mélange avec le sucre roux, la poudre de noisette, le cacao et le beurre ramolli. Bien mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Beurrer légèrement le moule et verser la pâte. Puis placer le tout au réfrigérateur environ 12h.

Faire fondre à feux doux le chocolat restant (200g) dans une casserole avec un petit peu de beurre et une cuillère à café d’eau.

Sortir la bûche du réfrigérateur et la napper avec le chocolat fondu. Avec une fourchette vous pouvez tracer des rainures, quand le chocolat durci, pour faire comme l’écorce du bois. Profitez également que le chocolat soit encore à moitié liquide pour faire la décoration.

Placer les extrémités des boudoirs face coupées contre la bûche pour faire comme des champignons sur un tronc d’arbre. Disperser les noisettes entières sur la surface pour créer du volume comme sur une écorce d’arbre. Ajouter quelques feuilles de menthe fraîche pour faire la végétation. Et enfin, saupoudrer de sucre glace pour faire une couche de neige. Et voilà votre bûche et fin prête !

Si vos enfants sont assez grands, vous pouvez rajouter quelque noisette entière à l’intérieur du mélange.

 

Recette en histoire : la recette du lutin pâtissier

C’est l’histoire de la bûche de Noël.

On raconte qu’elle est fabriquée par un lutin pâtissier de la forêt, tous les ans, juste avant Noël. Il garde la recette secrète, mais par chance un aventurier a pu être autorisé à le regarder faire pour apprendre la recette. Voici ce qu’il a noté:

« Le lutin pâtissier commence par récolter les ingrédients dans la forêt.

Mais il ne se fournit pas dans n’importe quelle partie de la forêt ! C’est un endroit secret dont je n’ai pas pu retenir le chemin. À l’orée d’un bois, on découvre une clairière parsemée d’ingrédients sucrés. Il y a des arbres-sucre d’orge, des buissons boudoirs, des marres de chocolat chaud et plein d’autres bonnes choses.

J’ai donc suivi le lutin pâtissier dans la récolte de ces ingrédients.

Sur un buisson boudoirs il a récupéré quarante-cinq gâteaux. Avec un verre à mesure, il a ramassé par terre du sucre roux. Ensuite il a cueillit sur un arbre quatre œufs. De sa ceinture, il a prit une cuillère à café qu’il a placée sous une fleur marron, et en la secouant il a récolté une cuillère à café de cacao en poudre. Ensuite il est allé voir un petit écureuil, à qui il échangea quelques amandes contre de la poudre de noisette.

Il alla près d’un arbre autour duquel on entendait bourdonner. C’était une ruche d’abeilles à beurre. Il leur échangea du miel contre du beurre doux, et en remplit son verre mesureur jusqu’à ras bord. Après, il se dirigea vers le bord d’une marre chocolat chaud. Sur la berge, il ramassa une plaque et demie de chocolat noir. C’est alors que j’aperçu quelques petits poissons en chocolat qui tournoyait au fond de la mare.

Nous leur lançâmes quelques petits croûtons de brioche qu’ils dévorèrent rapidement. C’était amusant !

« Il ne reste plus que quelques ingrédients pour la décoration », me dit le lutin pâtissier. Alors, nous ramassâmes encore quatre feuilles de menthe fraîche, cinq noisettes entières, et une fois de plus il prit une cuillère à soupe à sa ceinture et ramassa au sol ce que je croyais être de la neige… c’était en fait du sucre glace!

Tous les ingrédients en notre possessions, nous retournâmes dans la forêt pour commencer la préparation du gâteau. J’observais attentivement le lutin.

Il commença par se laver les mains dans la rivière. Après, il récupéra six petites extrémités rondes sur des boudoirs. Il les mit de côté. J’eus très envie d’en manger un petit bout, car cette balade m’avait donné faim, mais je n’osais pas lui demander.

Il mit ces petits bouts de côté dans une boîte. Après quoi il prit un grand saladier en bois. Dedans, il mit tous les boudoirs il les cassa en miettes avec ses petites mains.

Il prit la moitié d’une plaque de chocolat noir et fit plein de bouts en la cassant et mis le tout dans le saladier. Il ajouta au mélange le sucre roux, la poudre de noisette, le cacao et le beurre doux qu’il avait fait ramollir en le laissant près d’un feu. Il mélangea tout ça d’abord avec les mains puis après avec une spatule en bois. Il mélangea bien, jusqu’à ce que toute la pâte soit bien lisse et qu’il n’y ait plus de morceaux.

Après, il prit un moule à cake et frotta les parois avec un tout petit peu de beurre, pour ensuite couler la pâte dedans.

« Il faut la mettre maintenant dans un endroit ou il fait bien froid », me dit-il, « pendant douze heures. »

Alors, je le suivis et nous allâmes chez son ami pingouin. Celui-ci récupéra le gâteau et le plaça bien au froid dans un petit trou qu’il avait fait dans la banquise.

Nous passâmes le restant de la journée à faire des batailles de boules de neige et à boire du chocolat chaud.

Le lendemain, après avoir bien dormi nous allâmes voir Monsieur pingouin pour récupérer le gâteau. Celui-ci avait bien refroidi, il était bien dur.

Alors, le lutin pâtissier me dit qu’il ne restait plus que la décoration à faire. Il fit alors fondre du chocolat dans une casserole qu’il mit sur le feu.  A ce moment là, il m’a bien prévenu que si je devais refaire la recette il faudrait que je demande à une grande personne de m’aider pour faire fondre le chocolat sans me brûler. Toujours avec beaucoup de précautions, il étala le chocolat fondu sur la bûche qu’il avait démoulée auparavant.

Il prit à sa ceinture une petite fourchette avec laquelle il traça des rayures sur la bûche, « pour faire comme l’écorce d’un arbre », me dit-il. Ensuite, il plaça quelques noisettes, récupéra les bouts de boudoir qu’il avait mis de côté et les mit, face coupée, contre la bûche pour faire comme des petits champignons. Il mit aussi les feuilles de menthe et il saupoudra avec un peu de sucre glace. Et voilà, la bûche était terminée! Elle était magnifique. Il me proposa de la déguster avec Monsieur pingouin et un chocolat chaud. Alors Monsieur pingouin nous rejoignit avec sa famille dans la forêt et nous nous régalâmes de ce gâteau. »

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