Soupe asiatique pour enfant

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soupe

La petite histoire :

La soupe est un plat très connu. Elle se mange sous de très nombreuses formes et dans presque tous les pays du monde. C’est un plat de base, qui existe depuis la découverte du feu par l’homme.

 Au fil des époques, elle constitua l’un des repas principaux de l’alimentation d’une grande partie de la population mondiale, et surtout parmi les familles les plus pauvres.

En effet la préparation est très simple. Elle permet de créer un repas riche et complet, facilement et avec peu d’ingrédients. Grâce au développement des cultures, de la gastronomie et du matériel de cuisine, les soupes se sont complexifiées et ont donné naissance à des recettes plus riches, plus savoureuses mais pas forcément plus difficiles à réaliser.

Au départ la soupe était le plus fréquemment constituée de légumes et de quelques denrées.

Avant le XX siècle, le bouillon aurait été la recette principale des soupes consommées. L’avantage est que la cuisson au bouillon ne nécessite pas une surveillance accrue et peut être laissée à mijoter sur le feu.

Puis, elle connut de nombreuses évolutions en suivant celles de l’humanité.

Avec l’invention de la poterie, elle devient plus facile à cuisiner. L’arrivée du pain constitue pendant longtemps une des bases de l’alimentation qui vient presque toujours accompagner le repas chaud. Plus tard la culture de la pomme de terre apporte aussi sa modification aux soupes et permet de populariser les potages (qui eux sont composé de féculents).

Le potage qui donna d’ailleurs son nom au potager et… au potager !

Et oui il y a deux potagers ! Commençons par le premier : Vous ne le connaissez peut-être pas. Ce n’est pas celui qui occupe les jardins, mais celui des cuisines. Le potager est l’ancêtre de la cuisinière. C’était un simple muret constitué d’un plan sur le dessus. Le potager était muni de trous dans lesquels on plaçait des braises.

Le potager permettait déjà de pratiquer une cuisine élaborée. Il était utilisé par tous les foyers sans distinction de classe sociale. Les soupes, les potages, les bouillons ou les veloutés étaient des plats qu’il fallait surveiller pour ne pas qu’ils brûlent. Et gérer la température d’un feu de bois sur lequel était posé un chaudron était difficile. C’est pour ça que le potager fut inventé. On pouvait plus facilement gérer la température avec l’ajout des braises qui étaient récupérées dans le foyer. On plaçait la quantité voulue dans les trous prévus à cet effet en fonction de la température recherchée. C’est avec les progrès industriels du XVIIIe siècle et l’élaboration de fourneau en fonte alimenté au bois puis au charbon que le potager fut remplacé, puis oublié.

Le deuxième est donc le potager qui occupe les jardins. Il a également trouvé son nom grâce au potage. C’est un dérivé de ce dernier, car le potager était l’endroit où l’on cultivait les légumes pour le potage. Le mot potage serait lui-même un dérivé du mot latin « potus » qui signifie « breuvage ».

L’air de l’industrialisation a aussi apporté sa modification à ce plat. On la trouve en supermarché sous forme de briques ou même lyophilisées à laquelle il ne nous reste plus que qu’à ajouter de l’eau !

C’est un plat qui reste encore beaucoup lié à des périodes de crise ou de guerre.

Lors de la Première Guerre mondiale, les poilus avaient dans leur attirail un bidon de soupe. Durant la période de grande dépression causée par le Krah boursier du 24 octobre 1929, de nombreuses soupes populaires furent créées pour aider les chômeurs et les gens dans le besoin.

Encore aujourd’hui, les soupes populaires sont nombreuses et sont nécessaires pour aider les plus démunis.

Recette:

Il faut (pour une personne) :

  • 1 Carotte
  • 2 Champignon de paris
  • 6 crevettes décortiquées
  • 1 bol d’eau
  • ½ mesure de lait de coco non sucré (10cl)
  • 1 cuillère à café de curry en poudre
  • 1 cuillère à café de jus de citron vert
  • 1 cuillère à café de Sauce nuoc mâm
  • 1 cuillère à café d’huile d’olive
  • 1 branche de citronnelle
  • 1 rondelle de gingembre frais
  • Sel et poivre

Éplucher et couper en rondelle la carotte et les champignons. Décortiquer les six crevettes. Dans une poêle chauffée à feu vif, faire saisir les rondelles de carottes, de champignons et les crevettes quelques secondes et déglacer avec un peu d’eau.

Dans une casserole, mettre le bol d’eau, la demi-mesure de lait de coco non sucré, le jus de citron vert, la sauce nuoc mâm, la branche de citronnelle et la rondelle de gingembre frais ainsi que le contenu de la poêle. Porter le tout à ébullition pendant 15 minutes puis ajouter le curry et laisser encore mijoter quelques secondes. Salez et poivrez à votre convenance et servir chaud.

 

Recette en histoire : la savane ardente

C’est la savane, une plaine brulante qui domine le paysage. Des branches de gingembre et de citronnelle viennent casser la monotonie de ce paysage désertique. Une carotte sauvage s’approche à la recherche d’un point d’eau pour s’abreuver. Elle est vite rejoint par six crevettes et deux gros champignons de paris. Mais aucune source d’eau fraiche en vue… Seule une marre d’eau trouble et chaude dans laquelle bouillonne du lait de coco, du jus de citron vert, de la sauce nuoc mâm, et de l’huile d’olive…

Les 3 légumes restent là un peu bêtes alors que les crevettes prises d’un mauvais pressentiment s’apprêtent à aller ailleurs, lorsque tout à coup, un fauve mangeur de verdure surgit ! Il a très faim, et il adore les légumes ! Prises de panique, les crevettes courent dans la plaine brûlante et sautent dans la marre bouillonnante.  Le félin prend en chasse les légumes et avec quelques coups de griffes bien placés, les voilà découpés en rondelles. Ceux-ci se retrouvent étalés sur la plaine brûlante. Mais sans s’en rendre compte le félin, avec ce coup de griffe, a aussi coupé dans le paysage une rondelle de gingembre est une branche de citronnelle. Et tout ce petit monde se retrouve au fond de la marre bouillante.

Le fauve se fait alors distraire par le bruit. Il détourne le regard et ne voit pas les rondelles de légumes qui glissent lentement dans la mare elles aussi. Plouf, plouf, plouf, tout est tombé dans la marre bouillonnante. Le félin, bien déçu et un peu idiot, se retrouve sans repas et rebrousse chemin, bredouille.

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