Tarte flambée, lardons et oignons pour enfant

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La petite histoire :

La tarte flambée, dit la flàmmeküeche, trouve son origine dans le milieu paysan de l’Alsace.

Mais aussi dans ces régions adjacentes. À l’époque où les paysans faisaient leur propre pain, lorsque toutes les miches avaient été préparées il restait toujours un peu de pâte. Celle-ci était aplatie finement est recouverte de lait caillé, puis plus tard d’un mélange œuf fromage blanc, d’oignons et de lardons.

La cuisson traditionnelle se faisait dans un four en pierre chauffée au bois.

Lorsque le four arrivait à température et qu’il restait des flammes, il était trop chaud pour mettre le pain directement. Alors, on repoussait les braises sur les côtés et on passait un coup de balayette humide. Puis on glissait la tarte à l’intérieur. Les flammes venaient lécher le bord de la tarte, d’où son nom de tarte flambée.

La préparation été rapidement cuit et partagé avec les membres du village. Elle se mangeait brûlante et avec les doigts.

C’était un événement de fête qui avait souvent lieu le vendredi, c’est pourquoi dans les villages catholiques on n’ajoutait pas de lardon, contrairement au village protestant. Mais certains y ajoutaient du fromage râpé. L’Huile qui était utilisée pour la rendre moins sèche était l’huile que l’on trouvait le plus facilement, l’huile de colza.

Mais la flàmmeküeche ne fit son apparition en restauration qu’à la fin des années 1960.

Les pizzerias étaient déjà à la mode. Les restaurants de campagne sur les premiers à proposer cette spécialité, notamment dans le Kochersberg, où il n’ouvrait que les samedis et dimanche soir.

Aujourd’hui c’est un plat très populaire exploité par de nombreuses chaînes de restaurants ainsi que l’industrie agroalimentaire.

Mais celle-ci reste encore un plat traditionnel alsacien, chaud et réconfortant, qui est apprécié en famille et à la maison.

Recette :

Il faut :
– Une pâte à pizza
Ou pour une pâte maison
– 2 mesures et demie de farine (300 g)
– 1 cuillère à café de sel
– 1cuillère à café d’huile d’olive
– 1 sachet de levures boulanger
– 1 mesure d’eau tiède (20 cl)
Pour la garniture :
– 2 gros oignons
– Une tranche de lard ou une boite de 175 g de lardon
– ½ mesure de fromage blanc (100 g)
– ½ mesure de crème fraiche épaisse (10cl)
– 1 œuf
– Du poivre moulu (noir de préférence)
– 1 cuillère à café d’huile d’olive
Et pour les gourmand vous pouvez ajouter du fromage rappé.

Pour préparer la pâte maison. Mélanger dans un grand saladier la farine, la levure et l’huile d’olive. Ajouter ensuite l’eau tiède petit à petit en la travaillant avec les mains pendant 10 bonnes minutes, jusqu’à ce qu’elle soit souple et qu’elle se détache du saladier.

Ensuite, la laissé reposer 1 h dans un endroit tempérer, recouvert d’un torchon, pour qu’elle lève.

Si vous avez une machine à pain, vous pouvez utiliser la fonction patte à pizza.
Préchauffer le four à 200°C (thermostat 6-7).

Pour la garniture, éplucher les oignons et débarrassez-les de leur germe. Émincer et faire revenir les oignons dans une poêle avec un peu d’huile d’olive. Couper la tranche de lard en lardon.

Étaler la pâte le plus finement possible sur un plan de travail bien fariné et la placer sur une plaque de cuisson (prévoir les dimensions de la plaque de cuisson).

Dans un bol, mélangez la crème fraiche, le fromage blanc, l’œuf et le poivre. Étaler le tout sur la pâte, ajouter les lardons et les oignons. Arroser le tout avec la cuillère d’huile d’olive.

Cuire 5 à 10 minutes environ dans un four à 200°C (thermostat 6-7), jusqu’à ce que les bords de la flàmmeküeche soient bien dorés.
Il ne reste plus qu’à se régalé !

 

Recette en histoire : Le continent flàmmeküeche

C’est l’histoire de la formation du continent flàmmeküeche, de ça création. Au début il n’y avait rien. Arriva de la poussière de blé, elle se déposa dans un cratère. Dans ce cratère tomba aussi un micro-organisme, mais aussi un jus ver et légèrement amère.

Tout commença à se mélangé, et une pluie tiède tomba petit à petit. Dans le cratère il n’y avait plus qu’une boule uniforme et lisse. Un drap tomba dessus et la boule ce reposa pendant 1h.

A ce moment une lampe s’alluma, suivie d’un ronronnement. La chaleur commença à monter, doucement dans le grand cube chauffant.

Deux bulbes roulèrent sur une planche en bois. Un reflet argenté leur fit perdre leur peau et leur germe. Plusieurs éclairs de lumière argentée les transformèrent en fines lamelles. Une forte chaleur se fit sentir. Et dans une plaine brulante, parsemée de liquide vert, les fines lamelles s’attendrir.

Une fois encor on vit plusieurs éclairs argentés, mais cette fois ce ne fut pas des bulbes, mais une chair rose qui fût transformée en lamelles.

La boule avait bien reposé et bien gonflé. De la poussière de blé se rependit sur une plaine. La boule fût placée au centre. Et le grand rouleau l’aplatit jusqu’à ce que celle-ci ne soit pas plus épaisse qu’un petit carnet. Elle fût placée sur une plaine de métal rectangulaire.

Dans un petit cratère, deux masses blanches, l’une venait de la graisse du lait, l’autre de ça coagulation, et une cellule jaune et blanche ce mélangèrent. Une petite pluie de poussière noire et fine s’ajouta.

Ce mélange s’étala sur la pâte. Il fût rejoint par les bulbes et la chaire rose coupée en lamelles. La chair rose forma une rivière et les lamelles de bulbes, des champs. Juste avant d’être placée dans le grand cube chauffant, elle reçut un peu de liquide vert.

5-10 minutes plus tard, environ, lorsque le tour de la pâte fut bien doré. La plaine de métal fût sortie du four et ainsi fût né un continent délicieusement chaud.

Il était parsemé, d’une terre de crème fraiche et de fromage blanc. Il y avait une rivière de lardon et des champs d’oignons, c’était le continent flàmmeküeche !

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